Art

Quand l’art révèle les voix du territoire

Du 2 février au 3 avril, deux Missions d’Appui Artistique (MiAA) ont été menées sur le territoire autour d’une ambition commune : créer du lien à travers l’art, l’écoute et les récits du quotidien.

Portées par deux artistes aux approches complémentaires, ces missions ont associé professionnels, bénévoles et structures engagées auprès des habitants.

À travers le son, l’image, la mémoire et les témoignages, elles ont proposé un autre regard sur le territoire et celles et ceux qui le font vivre au quotidien.

Une exploration sonore autour de l’écoute

La poète et artiste sonore Anne Versailles est intervenue auprès des professionnels de l’insertion, de la prévention et de la justice. Au total, 10 structures et 227 personnes ont été concernées par cette mission.

L’artiste a choisi de travailler autour de l’écoute, une attention au cœur du travail de ces professionnels auprès de leurs bénéficiaires. Afin de s’adapter aux contraintes de temps des structures participantes, elle a imaginé un projet participatif intitulé « Institut nomade et éphémère des Objets qui entendent Tout ».

Les équipes étaient invitées à confier un objet de leur environnement de travail, témoin discret de ce qui s’y vit et s’y dit au quotidien. Chaque objet a ensuite été enregistré, étiqueté et intégré à une collection prenant la forme d’un cabinet de curiosités sonores.

Au total, 30 objets ont été rassemblés dans un poster imprimé puis offert aux structures participantes.

affiche Institut nomade et éphémère des Objets qui entendent Tout

Des siestes sonores ont également été proposées afin de permettre aux participants de s’immerger dans le son et de s’évader du quotidien. À travers un dispositif sonore immersif, l’artiste invitait à porter un autre regard sur les objets et les sons qui nous entourent.

Plusieurs créations sonores ont également vu le jour au fil de cette mission :

  • Un inventaire sonore réalisé au centre pénitentiaire de Maubeuge autour des sons de la prison et du quotidien de celles et ceux qui y travaillent
  • Un podcast réalisé avec les bénévoles de la Croix Rouge et de Saint-Vincent de Paul intitulé La maison des sourires
  • Un poème sonore autour du thème de Victor Hugo et de l’exil avec Mots et Merveilles

Une mémoire collective des quartiers et du territoire

L’artiste visuel Aurélien De Bolster a accompagné des associations intervenant dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

Sa mission a réuni 14 structures autour d’un projet global composé de 7 ramifications, avec environ 78 participants.

À travers son projet « Echos », l’artiste souhaitait favoriser l’accès à la culture, valoriser l’éducation artistique et outiller les acteurs associatifs dans une logique d’« aller-vers ».

Une cartographie sensible du territoire a ainsi été co-construite avec les participants afin de porter un autre regard sur les quartiers prioritaires, à travers les gestes de solidarité et les formes d’entraide héritées de l’histoire ouvrière locale.

Le travail mené a donné naissance à une œuvre plastique mêlant images des participants, archives du territoire et témoignages écrits, audios et vidéos.

Une œuvre qui s’accompagne de deux vidéos totalisant près de 25 minutes de mémoire collective.

La première revient sur l’histoire de la rue d’Hautmont, autrefois symbole de la vitalité économique de la région et lieu important de rencontres et de socialisation. Photographies polaroids, portraits argentiques et images d’archives y sont mêlés.

La seconde s’intéresse à la « République libre de Grattières » et à la manière dont cette association incarnait une façon de vivre ensemble populaire, solidaire et ouvrière. Ce film rassemble plusieurs témoignages retraçant l’histoire du quartier et de cette République.

Enfin, une balade sonore et poétique a été organisée en collaboration avec Anne Versailles, permettant aux participants de développer une autre sensibilité au territoire tout en découvrant les bases de l’utilisation d’un enregistreur.

Du 2 février au 3 avril, deux Missions d’Appui Artistique (MiAA) ont été menées sur le territoire autour d’une ambition commune : créer du lien à travers l’art, l’écoute et les récits du quotidien.

Portées par deux artistes aux approches complémentaires, ces missions ont associé professionnels, bénévoles et structures engagées auprès des habitants.

À travers le son, l’image, la mémoire et les témoignages, elles ont proposé un autre regard sur le territoire et celles et ceux qui le font vivre au quotidien.

Une exploration sonore autour de l’écoute

La poète et artiste sonore Anne Versailles est intervenue auprès des professionnels de l’insertion, de la prévention et de la justice. Au total, 10 structures et 227 personnes ont été concernées par cette mission.

L’artiste a choisi de travailler autour de l’écoute, une attention au cœur du travail de ces professionnels auprès de leurs bénéficiaires. Afin de s’adapter aux contraintes de temps des structures participantes, elle a imaginé un projet participatif intitulé « Institut nomade et éphémère des Objets qui entendent Tout ».

Les équipes étaient invitées à confier un objet de leur environnement de travail, témoin discret de ce qui s’y vit et s’y dit au quotidien. Chaque objet a ensuite été enregistré, étiqueté et intégré à une collection prenant la forme d’un cabinet de curiosités sonores.

Au total, 30 objets ont été rassemblés dans un poster imprimé puis offert aux structures participantes.

affiche Institut nomade et éphémère des Objets qui entendent Tout

Des siestes sonores ont également été proposées afin de permettre aux participants de s’immerger dans le son et de s’évader du quotidien. À travers un dispositif sonore immersif, l’artiste invitait à porter un autre regard sur les objets et les sons qui nous entourent.

Plusieurs créations sonores ont également vu le jour au fil de cette mission :

  • Un inventaire sonore réalisé au centre pénitentiaire de Maubeuge autour des sons de la prison et du quotidien de celles et ceux qui y travaillent
  • Un podcast réalisé avec les bénévoles de la Croix Rouge et de Saint-Vincent de Paul intitulé La maison des sourires
  • Un poème sonore autour du thème de Victor Hugo et de l’exil avec Mots et Merveilles

Une mémoire collective des quartiers et du territoire

L’artiste visuel Aurélien De Bolster a accompagné des associations intervenant dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

Sa mission a réuni 14 structures autour d’un projet global composé de 7 ramifications, avec environ 78 participants.

À travers son projet « Echos », l’artiste souhaitait favoriser l’accès à la culture, valoriser l’éducation artistique et outiller les acteurs associatifs dans une logique d’« aller-vers ».

Une cartographie sensible du territoire a ainsi été co-construite avec les participants afin de porter un autre regard sur les quartiers prioritaires, à travers les gestes de solidarité et les formes d’entraide héritées de l’histoire ouvrière locale.

Le travail mené a donné naissance à une œuvre plastique mêlant images des participants, archives du territoire et témoignages écrits, audios et vidéos.

Une œuvre qui s’accompagne de deux vidéos totalisant près de 25 minutes de mémoire collective.

La première revient sur l’histoire de la rue d’Hautmont, autrefois symbole de la vitalité économique de la région et lieu important de rencontres et de socialisation. Photographies polaroids, portraits argentiques et images d’archives y sont mêlés.

La seconde s’intéresse à la « République libre de Grattières » et à la manière dont cette association incarnait une façon de vivre ensemble populaire, solidaire et ouvrière. Ce film rassemble plusieurs témoignages retraçant l’histoire du quartier et de cette République.

Enfin, une balade sonore et poétique a été organisée en collaboration avec Anne Versailles, permettant aux participants de développer une autre sensibilité au territoire tout en découvrant les bases de l’utilisation d’un enregistreur.

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