La CAMVS exerce la compétence Eau, qui comprend la production et la distribution de l’eau potable. Dans ce cadre, l’Agglo agit pour préserver la ressource en eau et garantir une eau propre et de qualité sur l’ensemble du territoire.
Un cadre réglementaire pour protéger l’eau
La protection de l’eau repose sur des règles précises. L’Agglomération s’appuie sur des réglementations européennes et locales pour préserver durablement la ressource en eau.
À l’échelle européenne, la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) fixe un objectif majeur : atteindre le bon état des masses d’eau souterraines. Cette directive vise à prévenir et réduire les pollutions afin de garantir une eau de qualité dans les sols.
La DCE est déclinée localement par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Artois-Picardie, qui identifie les zones les plus sensibles en fonction des usages de l’eau et des pressions polluantes (activités humaines, agricoles ou industrielles). Dans ce cadre, une partie des champs captants du territoire - des zones regroupant un ou plusieurs ouvrages de captage d’eau potable souterraine - est classée comme prioritaire ou ultra-prioritaire.
Pour ces zones, les gestionnaires ont l’obligation de définir et de mettre en œuvre des plans d’actions pour lutter contre les pressions polluantes.
Des actions pour protéger la ressource en eau
Les périmètres de protection réglementaires
Autour de chaque champ captant, des périmètres de protection sont arrêtés par Déclaration d’Utilité Publique (DUP). Ils permettent de réglementer certaines activités humaines à proximité des captages afin de limiter les risques de pollution ponctuelle, comme un rejet accidentel ou une activité localisée.
Sur le territoire une trentaine de captages sont gérés :
- soit par la CAMVS, via son délégataire SUEZ
- soit par Noréade
L’Agglomération travaille en étroite collaboration avec ces deux acteurs pour la mise en œuvre et le suivi des périmètres de protection.

Les aires d’alimentation de captage
Une aire d’alimentation de captage (AAC) correspond à une surface sur laquelle une goutte d’eau tombée au sol rejoindra, à terme, un captage d’eau potable, par :
- ruissellement de surface,
- infiltration souterraine.

Schéma d'une aire d’alimentation de captage
(Source : Bureau de Recherches Géologiques et minières)
Ces zones permettent d’agir sur les pollutions diffuses, liées par exemple aux pratiques agricoles, à la gestion de l'assainissement, aux aménagements ou à certaines activités humaines réparties sur le territoire.
Bien que les AAC ne soient pas réglementaires, l’Agglo a choisi de les mettre en place afin de mieux cibler les actions de protection de la ressource.
Ces zones de vigilance ont permis de réaliser un Diagnostic Territorial Multi-Pressions (DTMP), outil essentiel pour :
- comprendre le fonctionnement hydrogéologique de chaque champ captant,
- identifier les zones les plus vulnérables à l’infiltration,
- repérer les activités à risque,
- définir les mesures à engager, en concertation avec les acteurs concernés.

Carte des aires d’alimentation de captage du territoire
Des actions coordonnées pour préserver l’eau durablement
Forte de cette expérience l’Agglo et ses partenaires engagent une évolution de ses plans d’action à travers les Contrats d’Actions pour la Ressource en Eau (CARE). Ces contrats reposent sur une concertation renforcée et un engagement collectif des acteurs de l’eau sur le territoire.
Parallèlement, des actions sont menées sur de nombreuses thématiques complémentaires :
- la gestion de l’assainissement et des eaux pluviales
- la gestion des effluents industriels et artisanaux
- la gestion des espaces verts publics (label cimetière nature et gestion différenciée),
- l’évolution des pratiques agricoles
- l’acquisition de connaissances hydrogéologiques,
- la prévention et la gestion des effondrements karstiques.

