Favoriser le dialogue entre les victimes et les auteurs d'infractions, accompagner la reconstruction et encourager la responsabilisation : tels sont les objectifs de la justice restaurative.
Afin de mieux faire connaître cette démarche, la CAMVS et le Tribunal judiciaire d'Avesnes-sur-Helpe ont coorganisé une journée de sensibilisation et d'échanges sur le sujet.
La justice restaurative, qu'est-ce que c'est ?
Complémentaire à la justice pénale traditionnelle, la justice restaurative est une démarche qui permet aux personnes concernées par une infraction de participer à un processus de dialogue et de reconstruction.
Reposant sur le volontariat et le consentement des participants, elle offre un espace d'échange sécurisé, avec l'accompagnement de professionnels formés. Les victimes peuvent ainsi exprimer leur ressenti, poser leurs questions et faire reconnaître leurs souffrances. De leur côté, les auteurs sont encouragés à prendre conscience des conséquences de leurs actes et à en assumer la responsabilité.
Au-delà du dialogue, cette démarche poursuit plusieurs objectifs : favoriser la reconstruction des victimes, encourager la responsabilisation des auteurs et contribuer à leur réinsertion dans la société.
La justice restaurative ne remplace pas les sanctions pénales. Elle propose une approche complémentaire, davantage centrée sur les conséquences humaines des infractions.
Une journée de partage et de réflexion
C'est dans le cadre de la Semaine de la médiation que se tenait, le 14 octobre, la journée d'échanges sur la justice restaurative.

Professionnels du droit et de l'aide aux victimes, étudiants, élus et habitants se sont réunis pour échanger autour des enjeux de la justice restaurative et découvrir ses différentes applications.
Tout au long de la journée, plusieurs intervenants ont partagé leurs connaissances et leurs expériences.
La matinée a permis d'aborder le cadre juridique de la justice restaurative avec Layla Saidi, magistrate, et Madame Udala, étudiante de la Faculté de droit de Douai. Laurent Boyet, capitaine de police et président-fondateur de l'association Les Papillons, est quant à lui intervenu sur la place des victimes, notamment des plus jeunes.
L'après-midi, Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat et ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, a apporté son regard sur la justice des mineurs et la parole de l'enfant.
Enfin, l'association PRIM'TOIT et les services pénitentiaires d'insertion et de probation de Maubeuge ont respectivement abordé l'accompagnement des victimes et la réinsertion des auteurs d'infractions.


À travers ces différentes interventions, cette journée a permis de croiser les regards sur les enjeux humains, juridiques et sociaux de la justice restaurative, tout en rappelant l'importance du dialogue et de la coopération entre les acteurs de la justice, les associations et les collectivités.

